— Les dix petits doigts, moulage, tirage en bronze, (hauteur, 6 cm environ), 2015-16 — Rideau de scène, velours rouge, dimensions variables — Mannequin de bois (180 x 45 x 25 cm) — Artiste, écharpe en maille inox et laiton, support de présentation, 2012 — Glaces, 6 photographies encadrées sous plexiglas, (23 x 29 cm x 3,5 cm), 1998

GiGi, Ça sonne comme une chanson qui court dans ma tête. Fabrice, Dalida, Vicente Minelli et compagnie. Je cherche mon reflet dans la glace et je te trouve : GiGi ! Nos petits doigts dansent la ronde dans le secret de nos confidences.

— Pomme de juillet, photographie, format et support de présentation à définir en fonction du lieu d’exposition, 2015 — La tête en fleurs, moulage de sculpture en tissu contrecollé de papier mousseline, fleurs séchées, (30 x 25 x 22 cm), 2016 — Têtes froissées, papiers mousseline sérigraphiés, froissés et encadrés (54 x 78 x 3 cm), 2013

GiGi, ma seconde nature, ma peluche, mon alter ego. Ma pomme, la belle de juillet, ne me reconnaît plus. Miroir, miroir, dis-moi mon beau miroir, vieillirons-nous ensemble ?

— Tête vermisseau, céramique, (28 x 23 x 19 cm), 2016 — Fragment de peau retrouvée, céramique, (12 x 13 x 3,5 cm), 2016-17 — Pomme de juillet, photographie, dimensions variables, 2015 — Têtes froissées, papiers mousseline sérigraphiés, froissés et encadrés (54 x 78 x 3 cm), 2013

David, roi de pique, Hector, valet de carreau, Judith, dame de cœur. Je tente ma chance. Quitte à changer de tête, j’endosse tous les rôles à la fois. Entre nous, méfie-toi des têtes couronnées. Elles peuvent tomber du jour au lendemain et finir comme le plus petit des vermisseaux.

— Dédale, sculpture réalisée pour la cour du Palais Granvelle à Besançon, acier inoxydable et tôle corten (16,5 x 13 x 0,85 m), Photographie de l’installation Gabriel Vieille, format et support de présentation à définir en fonction du lieu d’exposition, 2010 — La mouche qui vient du ciel, vidéo, 19’, 2003 — Sandales, quatre pieds de table en bois et cuir gravé : « I love you GiGi » (50 x 28 x 8 cm), 2016-17

Tralalalalalalère. Jeux de mains, jeux de vilains. Je chausse mes pieds de table et m’envole dans les airs au dessus du Palais Granvelle. Je prends de l’altitude. La météo est au beau fixe.

— La nature aime à se cacher, photographies tirées du film d’animation, 1’53, 2008 — Tout s’écoule, film d’animation, 3’11, 2013 — La chaine libre, céramique, figurine en plastique, 2011-12.

Un ange passe… les figurines miniatures sont de sortie. Ces petits animaux sont les gardiens de mes soleils et de mes nuits à visiter de nouvelles œuvres. La nature aime se cacher (moi aussi !) .

— Tout s’écoule, installation dans le parc de l’abbaye de Quincy, (16,2 x 3 m), photographie, format et support à définir en fonction du lieu d’exposition, 2008 — L’infini, plâtre, (20 x 12 x 8 cm), 2011

Si les moines, bien à l’abri dans leurs murs, élèvent des poissons, c’est pour mieux les manger, mon enfant. Rien ne se perd, tout se transforme ; les pierres de leur église ? —des parpaings que je déplace dans leur jardin, au fil du temps.

— Anneau de la terre, céramique, (18,5 x 11 x 3 cm), 2011 — Habit, vêtement en coton de tergal blanc enveloppant le corps de la tête aux pieds, support en bois, pied en métal, (180 x 60 x 35 cm), 2002 — Dédale, sculpture réalisée pour la cour du Palais Granvelle à Besançon, acier inoxydable et tôle corten (16,5 x 13 x 0,85 m), 2010

Tralalalalalalère. Tout s’écoule sur cette terre. Et toi, cher GiGi, crois-tu à l’impermanence ? à la réincarnation ? Dédale et Icare n’ont pas fini de me hanter.

— Chose commune que commencement et fin sur le circuit du cercle, fondations de l’architecture vulnérable, parc du musée Blanes, Montevideo, Uruguay, Béton (diamètre 2,40 m), 2003 — Pandora, 23 sculptures en terre cuite émaillée, supports en carton doré, (hauteur : environ 13 cm) 2012 — Photographies extraites de la publication « une architecture vulnérable », Montevideo, 2003, format et support de présentation à définir en fonction du lieu d’exposition

« Chose commune que commencement et fin sur le circuit du cercle » Héraclite, lui, est dans les fondations de la tour de Montévideo.
Pendant que le loup n’y est pas, mes amies les pandoras sortent du bois. Ce soir-là, elles se tortillent, magnétisées par la force d’attraction.

— « une architecture vulnérable », photographies de la construction, parc du musée Blanes, Montevideo, Uruguay, Béton et plâtre (diamètre 2,40 m, hauteur 4,80 m), 2003, format et support de présentation à définir en fonction du lieu d’exposition — Chose commune que commencement et fin sur le circuit du cercle, fondations de l’architecture vulnérable.

Il faut dire que la tour est faite du plus beau plâtre, le plus fin, le plus blanc, le plus éclatant ; elle irradie dans le parc. Brique après brique. Morceau de lumière après morceau de lumière.

— La terre est bleue comme une orange, série de 13 sculptures en porcelaine colorées dans la masse, (12 x 12 x 13 cm), 2012-13 — Échelle libre, sculpture aux dimensions variables, aluminium et chêne, 2010 — Une architecture vulnérable, Montevideo, 2003, photographies extraites de la publication

Grimper sur la tour ou sur l’échelle bleue et bois plantée au beau milieu. Là haut, les fruits gorgés de soleil, les enfants joyeux et les merles chanteurs s’en donnent à cœur joie. Accroche-toi aux branches, cher GiGi et tu n’auras plus peur.

— La terre est bleue comme une orange, série de 13 sculptures en porcelaine colorées dans la masse, (12 x 12 x 13 cm), 2012-13

Plus loin, une flottille d’oranges gravitent dans l’espace. Cette vision me fait rêver de jours meilleurs. Ils sont là, GiGi, à notre portée. A nous de les saisir.

— La nature aime à se cacher, installation réalisée à la Saline Royale d’Arc-et-Senans, exposition Affinités, mur de plâtre, lettres en plastique coloré, dimensions variables, 2005 — La nature aime à se cacher, photographie de l’installation, 2005 — Les chemises-crânes, coton, (23 x 35 cm), 2013

Je m’élance vers l’inconnu : mer de nuages, ciel de traîne et souffle du vent. Mes os qui semblaient durs comme du bois deviennent poreux et mous. Je ne peux pas continuer,  je vais continuer.

— Habitacle, bloc de mousse polyuréthane, évidé en son centre, (201 x 100 x 80 cm), 2002, — Pandora, sculpture en terre cuite émaillée, support en carton doré, (hauteur environ 13 cm), 2012 — Fragment de peau retrouvée, céramique, (12 x 13 x 3,5 cm), 2016-17 — Les dix petits doigts, moulage, tirage en bronze, (hauteur, 6 cm environ), 2015-16

Tralalalalala. Je me promène dans les bois et, du bout des doigts, récolte nos reliques ; un gros intestin, un fragment d’épiderme, un lambeau d’oreille. Vois-tu la mousse juste à côté ? Je retire mes oripeaux et dépose mon corps dans ce creux fait pour moi.

— Moulage en bronze du doigt de GiGi pris dans un engrenage infernal, GiGi Box numéro 1, tissu brodé (30 x 28 x 27 cm), 2017 — Les chemises-crânes, coton, 23 x 35 cm, 2013

Crâne contre crâne, je me colle tendrement à toi, mon GiGi d’amour. Quelque soit notre avenir, je continuerai le tête-à-tête jusqu’au bout, tu le sais.

— Vanités, photographies encadrées, tirages uniques (17 x 13,5 x 2 cm), 2015-17 — Le petit ver de table, film d’animation, gif, 2015

Je prends mon plus beau marqueur, ma plus belle écriture pour noircir l’écran de nos pensées. La pomme, c’est moi. Même si ma peau se flétrit et ma saveur s’estompe, mes yeux brillent toujours du même éclat. C’est cool !

— Soufflé à la Vanille, lecture performative, micro relié à un casque sans fil, durée variable, (photographie G.Pastor-Lloret), 2017 — Vanités, photographies encadrées, tirages uniques (17 x 13,5 x 2 cm), 2015-17

Je te susurre des mots doux à marée basse. Un discours de belles lettres, comme il se doit. Peut-être qu’après le monde ira mieux ? Dans son costume coco taillé pour lui le petit singe me répond illico que rien n’est moins sûr.

—Les hommes ordinaires détestent la solitude, impressions sérigraphiques sur papier kraft, 9 modèles différents réalisés lors d’une résidence à Shanghaï, — (l’unité 220 x 150 x 70 cm), 2009, impressions sérigraphiques sur papier kraft, 9 modèles différents, dimensions variables, 2009 — Feuilles mortes, céramique et porcelaine, dimensions variables, 2011-12

Ça frappe à la porte. Nous avons de la visite mon GiGi. Dorés et sérigraphiés au soleil de l’orient, les vénérables messagers du Tao passent, ploient et se redressent en froufroutant dans les courants d’air… ils sont habités par l’âme des disparus.

— Photographies de la déconstruction de l’architecture vulnérable, parc du musée Blanes, Montevideo, Uruguay, Béton et plâtre (diamètre 2,40 m, hauteur 4,80 m), 2003, — Les socles, film d’animation gif, noir et blanc, 2014 — Pandora, 23 sculptures en terre cuite émaillée, (hauteur, 13 cm environ) dans une caisse en contreplaqué peinte en blanc (47 x 45 x 165 cm), 2016 — Pierre de vie, céramique émaillée, 2015

Les meilleures choses ont une fin ; ils sont venus assister à la démolition de la tour. Le sol vibre sous les coups et les pandoras se réfugient dans leur for intérieur. Tout va bientôt disparaître et renaître… et moi et toi.

— Nappe, impression sur toile de parachute, réactualisée à chaque nouvelle présentation, (3 x 1,5 m), présentation à définir en fonction du lieu d’exposition, 2012 — La nature aime à se cacher, installation réalisée à la Saline Royale d’Arc-et-Senans, exposition Affinités, mur de plâtre, lettres en plastique coloré, dimensions variables, 2005 — Glaces, 6 photographies encadrées sous plexiglas, (23 x 29 cm x 3,5 cm), 1998 — Pandora, sculpture en terre cuite émaillée, (hauteur, 13 cm environ)

La scène : une fête,  un repas dominical ou d’enterrement… une revanche pour les jours où tu manges ta main et gardes l’autre pour demain. La gorge serrée. L’estomac dans les talons.

— Mange ta main, moulage d’une main en pain (25 x 14 x 4 cm), 2017 — Nœud de l’estomac, céramique en terre cuite, (15 x 13 x 10 cm), 2017 — Glaces, 6 photographies encadrées sous plexiglas, (23 x 29 cm x 3,5 cm), 1998 — Nappe, impression sur toile de parachute, réactualisée à chaque nouvelle présentation, (3 x 1,5 m), 2012

Tralalalalère. Même si tu as le foie fragile et ma foi c’est guère mieux, on a plaisir à abuser des nouveaux parfums très tendances de framboises écrasées panachées de crème fouettée.